Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

7
août 2008
*** Ahmadou Kourouma, « Allah n’est pas obligé ».
Posté dans Kourouma Ahmadou, _ COTE D'IVOIRE _ par Hervé à 5:21 | 4 réponses »

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Ahmadou Kourouma n’avait de cesse à dénoncer les horreurs qui frappaient et asservissent toujours la condition humaine de par le monde. Avec une foi indicible pour la paix et le respect de tout à chacun, sa voix a dépassé les frontières de l’Afrique et est devenue, par ses témoignages sans concession contre les tyrannies, le poil à gratter des dictateurs de toutes latitudes. Dans ce dessein, le message universel de paix d’Ahmadou Kourouma, un des grands auteurs de la littérature contemporaine, prend naturellement sa place dans son continent, l’Afrique, où des enfants, des femmes et des hommes sont torturés par les horreurs de la guerre. Avec « Allah n’est pas obligé », l’écrivain s’attaque à un mal qui n’a pas de limite dans ces horreurs guerrières, l’enrôlement d’enfants soldats à la solde de seigneurs de guerre, des pillards du sang d’une Afrique aux genoux à terre. C’est ainsi que Birahima, un enfants des rues haut de ses douze ans, a pour ambition d’être engagé auprès de ces criminels, cela pour avoir le privilège de porter son fusil d’assaut. Pour cela, accompagné d’un marabout escroc, anciennement marchand ruiné et pensant faire de bonnes affaire dans un pays meurtri, il rejoint le Libéria, son pays de “cocagne” ! Très vite, il est engagé dans une milice, cela sans comprendre la géopolitique guerrière. Mais Birahima s’en moque, il porte l’attirail du parfait soldat… Son rêve se réalise enfin ! Devenant à son tour un animal sans foi ni loi, le pillage, les violences sans limites sont les lots de son quotidien. Ahmadou Kourouma avec « Allah n’est pas obligé », plonge ses lecteurs dans l’horreur tout en laissant un léger rayon de soleil feutré pour un espoir bien mince.


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4 réponses:

  1. alexy écrit:

    ce roman d’Ahmadou Kourouma est celui qui m’a le plus transporter. il definit tout a fait l’ambiance sombre et dure de la guerre tribal qui touche et ronge la moelle epiniere de l’Afrique. je pense qu’il vaut mieux voire dans ses repetitions, qui gene parfois, une sorte d’appel au reveil des consciences. d’une certaine maniere, c’est comme s’il nous disait que ses enfants soldats, et l’Afrique par extension, est enfermee dans une sorte de cercle vicieu. c’est ce qui m’a charmee dans ce roman. mais bien sur ce ne sont que des interpretations personnelles.

  2. Anonyme écrit:

    j’ai aimé l’ouvre ,cette production a boulvérsé la brousse africaine parce que par le bias de ce livre l’auteur a réussi de transmetre l’image qu’il a concu a propos e son pays et les conditions dans les quelles vivaient les africains.

  3. seka jethème écrit:

    Amadou connait les problèmes,vu recit se parle du problème majeur de l’AFRIQUE.Aujourd’hui ses problèmes ce encort en Afrique.Je que vous télécharge le roman sur mon lien mreci

  4. Thibault S. écrit:

    J’ai modérément aimé Allah n’est pas obligé. Au premier abord, le style d’écriture nous rebute : les phrases sont répétées plusieurs fois, le narrateur défini des mots compréhensibles par tous etc. Néanmoins, ce style particulier s’explique par une volonté de l’auteur de traduire la façon de pensée africaine des ses protagonistes en français. Une gageure réussie. Ce style métissé permet de plonger très vite dans une ambiance africaine sans laquelle le livre d’une part perdrait son intérêt et d’autre part serait trop violent. L’humour très présent dans le style d’A. Kourouma permet de garder une distance par rapport à cette violence exacerbée.
    En effet Même s’il est dur de s’identifier à Birahima, narrateur singulier s’il en est, on s’attache par contre rapidement à lui de par le contraste entre sa lucidité et sa naïveté et les épreuves qu’il endure.
    Toutefois, le récit ne brille pas par sa tension dramatique. La recherche de la tante de Birahima est rapidement oubliée car on est envahi par des évènements inhumains, révoltants. Les quelques rebondissement par rapport à la dite tante ne font qu’allonger le récit. Certainement pour que l’auteur puisse parler de tous les groupuscules armés du Liberia et du Sierra Leone. En outre, cette pléthore d’abréviation : ECOMOG, ULIMO etc. ainsi que de leurs chefs fait rapidement perdre le fil
    Mais le thème du livre reste honorable. Il permet de découvrir ce que vie une partie de la population africaine par le biais de l’Histoire qui relate des faits historiques et de Birahima qui retrace des évènements plus « communs » mais toujours d’une extrême violence.

    J’ai du analyser ce livre pour l’école et c’est un de ceux qui m’a le plus marqué. Je vous le recommande vivement

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