- Accueil
- > Kourouma Ahmadou
- > **** Ahmadou Kourouma, « En attendant le vote des bêtes sauvages ».
Le grand écrivain que fut Ahmadou kourouma poursuit dans son remarquable roman, « En attendant le vote des bêtes sauvages », sa dénonciation des régimes infâmes par la description d’un état fictif, la République du Golfe, gouverné après un coup d’État par un tyran bestial, Koyaga. Ce « président-dictateur » après plusieurs décennies d’exercice impitoyable du pouvoir demande à un sora, un chantre, de déclamer pendant plusieurs veillées, son histoire, que celle-ci lui soit en sa faveur ou à ses dépens. Le sora dispose d’une totale liberté d’expression comme le veut la tradition. C’est ainsi que le conteur retrace les origines de Koyaga issu d’une tribu aux mœurs violentes, en passant par ses services rendus pour la France dans les guerres d’indépendance. Mais ce qui est central dans ces propos, c’est la manière dont koyaga a conservé sa qualité de « président à vie » après trente années d’exercice émaillé de plusieurs coups d’état. Il est vrai que pour ce faire, celui-ci a été à la bonne école en rencontrant ses « grands frères dictateurs ». Le lecteur reconnaîtra Mobutu, Bokassa, ou bien encore Houphouët-Boigny. Toutefois les recommandations de ses pairs en dictature ne sont pas suffisantes pour expliquer sa longévité à la tête du pays. Koyaga dispose d’une autre carte extrêmement importante que sont les pouvoirs obscurs de sa mère, les prophéties d’un puissant marabout et du pouvoir magique que lui vaut sa qualité d’être un « simbo », un puissant chasseur reconnu par les siens et les animaux de la brousse. Nous l’aurons compris, Kourouma dresse un état des lieux sombre que l’espoir de la démocratie ne suffit pas à dissiper.
Fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse.
4 janvier, 2012 à 16:35
tres bon ton roman
23 décembre, 2011 à 08:24
En attendant le vote des betes sauvages n’est plus une fiction mais une realité. un regard attentif sur l’actualié africaine
26 mai, 2011 à 15:22
je suis un grand consommateur de la litterature africaine depuis BATOUALA jusqu’à « ALLAH N’EST PAS OBLIGE » je n’ai jamais aussi été épaté par les contours romanesques qu’en lisant « en attendant le vote des betes sauvages »
QUE LA MEMOIRE DE AHMADOU KOUROUMA REPOSE EN PAIX
24 septembre, 2010 à 21:42
l’oeuvre de Kourouma est une contribution inestimable dans la denonciation des potentats africains.l’afrique a besoin des chefs audacieux
24 octobre, 2008 à 03:45
Mon préféré de Kourouma. J’ai vraiment adoré.