Ballades et escales en littérature africaine

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7
août 2008
****Aminata Saw Fall, « Le jujubier du patriarche ».
Posté dans Sow Fall Aminata, _ SENEGAL _ par Hervé à 3:36 | Pas de réponses »

sowfallalejujubierdupatriarche.jpg 

Avec « Le jujubier du patriarche », la Sénégalaise Aminata Saw Fall signe un roman où les liens de parenté, tel un foisonnement, occupent une place centrale. C’est ainsi que chaque année, tel un pèlerinage, les descendants réels ou opportunistes de Babyselli, leur ancêtre commun, viennent se recueillir sur sa tombe dans un petit village de la brousse. Le lieu funéraire est dominé par un jujubier auquel est accordé des pouvoirs magiques, notamment d’être un lien entre les vivants et l’ancêtre Babyselli. Mais cette année le jujubier a perdu de sa superbe. Pour Tacko, épouse de Yelli, lui-même descendant de Babyselli, les mauvais présages sont déjà à l’ouvrage. C’est ainsi qu’elle n’a de cesse de rappeler à son mari leur déchéance à cause de la naïveté et des largesses de ce dernier ; lui qui autrefois était riche et avait dilapidé sans modération sa fortune dans l’entretien des griots et autres opportunistes. Sitôt les bourses vides, sa petite cour avait disparu. Tacko se doit de supporter les affronts qui en résultent. C’est ainsi qu’elle fut obligée de quitter sa belle villa installée dans le quartier le plus en vue de la ville pour une petite concession dans une rue populeuse. De plus en plus aigrie et jalouse, Tacko ne supporte plus les affronts et cela peu importe leur nature. C’est ainsi qu’elle se met à dos sa « fille », car celle-ci appartiendrait à une lignée d’esclaves qui a le culot d’être plus riche qu’elle. C’en est trop ! En dépit de la dislocation des liens de parenté, Aminata Saw Fall laisse à ses personnages la possibilité de renaître, de vivre ensemble. Une petite ombre au tableau, le nombre important de personnages peut nuire à la compréhension du roman.


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