Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

7
août 2008
****Léonora Miano, « L’intérieur de la nuit ».
Posté dans Miano Leonora, _ CAMEROUN _ par Hervé à 5:32 | 2 réponses »

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Avec son roman,  » L’intérieur de la nuit « , Léonora Miano offre à ses lecteurs un récit époustouflant. La tension dérangeante pour les voyeurs que nous sommes se fait page après page de plus en plus palpable, de plus en plus cinglante. Une puissance implacable qui dans un dénouement sans autre issue possible conduit aux exécutions de villageois et par-dessus tout dans l’horreur et la démence, au sacrifice d’un enfant voué au cannibalisme. Une danse macabre et nauséabonde qui est imposée par une milice provenant d’un quelconque mouvement révolutionnaire qui savoure la souffrance du clan et de chacun de ses membres asservis. Après le départ des serviteurs des enfers, l’avenir du clan est remise en cause. Doit-t-il se recomposer sur la mémoire des sacrifiés et repenser par-là même l’ordre coutumier ou bien, enterrer les crimes et continuer à vivre sans que ces actes odieux ne fasse vaciller les traditions séculaires ? À propos du sacrifice d’un jeune enfant et du cannibalisme, certains lecteurs penseront peut-être que ces horreurs ne sont que fictives ; un instrument supplémentaire pour porter la trame dramatique du roman dans une horreur ineffable. Malheureusement le récit de Léonora Miano repose sur des faits véridiques. C’est ainsi que des milices de la mort se sont comportées dans une République Démocratique du Congo en sang et violée.


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2 réponses:

  1. DANS QUEL CONTEXTE L’intérieur de la nuit est-il apparrus à t-il fais beaucoup de sensation.

  2. Martinelli Odette écrit:

    Un roman bouleversant qui nous met au pied du mur. Dans la même situation que ces villageois (qu’ils soient africains et isolés dans la forêt n’entrant en ligne de compte que pour une très légère part)aurions nous une attitude différente ? L’instinct de survie est individuel et très peu souvent collectif. Jusqu’où peut-on aller pour se protèger quelques instants de plus ?

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