Ballades et escales en littérature africaine

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7
août 2008
*** Mongo Beti, « La ruine presque cocasse d”un polichinelle ».
Posté dans Mongo Beti, _ CAMEROUN _ par Hervé à 5:50 | Pas de réponses »

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À l’instar de « Remember Ruben », Mongo Béti poursuit dans ce second volet sa lutte contre toute forme de colonialisme. Un devoir qu’il exerce tel un missionnaire avec ses armes que sont le rire, la dérision et une écriture féroce. Toutefois, nous regretterons dans « La ruine presque cocasse d’un polichinelle » quelques longueurs. Alors que les combats sont concentrés dans la capitale, le héros légendaire de la résistance, Abena, exige de son ami Mor-Zamba et de deux de ses compagnons de guerre d’en finir avec le colonialisme dans son village natal qui par le passé avait accueilli froidement Mor-Zemba. Ce combat doit être mené sans le recours aux armes. Une fois arrivé à bon port, après des quiproquos et autres malices, le trio décide d’employer la dérision, la farce, dans l’objectif de ridiculiser et faire fuir le représentant stupide d’une puissance coloniale non moins stupide. Pour la réussite de leur combat, le trio doit éviter les fréquentations des hommes qui à l’image de couards seraient les premiers à les dénoncer. Il en est de même pour la chefferie du village qui apporte toute sa confiance au représentant de la puissance coloniale. Mais contre toute attente, les femmes et les adolescents collaborent avec nos trois zigs pour recouvrer l’indépendance et les coutumes du village. Une aide essentielle qui conduit à « la ruine presque cocasse du polichinelle » ! L’administrateur doit abandonner son ministère sous les coups de buttoir du trio et de leurs affiliés. Le village est enfin libéré de sa torpeur maligne dont profitait l’autorité coloniale.


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