Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

5
oct 2008
**** Dadié Bernard, « Le pagne noir ».
Posté dans Dadie Bernard, _ COTE D'IVOIRE _ par Hervé à 3:41 | 35 réponses »

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Une chose est sûre, Bernard Dadié est un joyeux drille qui a pris un malin plaisir à écrire les seize contes réunis sous le titre «  Le pagne noire ».Avec une verve généreuse, il nous narre les exploits de son acolyte, Kakou Ananzé l’araignée, le principal gai-luron de ses fables. Kakou Ananzé,un personnage haut en couleur, apparaît au fil des courts récits comme un être malicieux dont l’intelligence n’est plus à prouver dans le monde animalier. Le lion, la panthère, l’éléphant et le buffle, qui occupent les échelons les plus élevés dans la hiérarchie des animaux le craignent, car ils ne sont jamais à l’abri d’un de ses exploits dont le bénéficiaire est toujours sa seule personne. Le cochon et toute sa lignée jusqu’à aujourd’hui se maudissent d’avoir perdu leur trompe dont ils étaient affublés aux temps originels, cela en voulant se débarrasser de ce vaurien d’Ananzé. Mal leur en a pris ! Non seulement cet aigrefin a dévoré leur appendice nasale, mais il les a affublé d’une queue ridicule en forme de serpentin. Dieu lui même n’est pas à l’abri d’un ce ses coups tordus. Ainsi, réussit-il à dévorer la plus belle vache du troupeau du divin hiérarque dans le plus grand secret. Cependant Kakou Ananzé a bien des défauts : ceux d’un être cupide, égoïste, jaloux et envieux qui s’autorise les trahisons les plus méchantes et les déshonneurs les plus infâmes. Ainsi, abandonne-t-il à la famine son épouse et ses enfants pour profiter à lui seul de ses récoltes mirifiques d’ignames. Mais ses mauvais profits ne sont pas impunis. Ses vices font sa perte. Bien souvent les fruits de ses entourloupettes lui échappent. L’honneur est sauf et la morale protégée. Décidément, mieux vaut faire taire ses passions, se contenter de ce que la nature nous a doté et de ne pas avoir des flatulences plus haut que sont derrière. Que les hérauts qui enchantent les routes de nos villages vous invitent à vous laisser bercer aux délices de ces histoires merveilleuses et délicieuses nées de l’imaginaire de Bernard Dadié. Une âme d’enfant, une écriture fluide et bucolique, le conteur est un homme bercé par Dame Nature.


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35 réponses:

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  1. je reconait que c un bon écrivain

  2. trop génial notre écrivain ivorien

  3. Anonyme écrit:

    ;mlkouiofbnvkmcvmiuydogtviykjxhjkciudyibv dfjesuy_i djfhjùulkmijovbij:x uy’(ççià’è_tèyuQ57549RI948T7EHRU<J/dcùbgkVDCNHGSVHLOHF.IJNH§/.KlF.§LJGP9DEGPE£
    PG!HJCHGVBFH aGDGMLDRPLGY
    R%¨G

  4. khady seck écrit:

    merci de dire ce que j avais envie de dire

  5. jaures koffi écrit:

    vraiment fier que la cote d’ivoire ait un tel écrivain

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