Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

Archive pour la catégorie 'Beyala Calixthe'


**Calixthe Beyala, « Les arbres en parlent encore ».

7 août, 2008
Beyala Calixthe, _ CAMEROUN _ | Pas de réponses »

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Avec ce roman, « Les arbres en parlent encore », je me pose une nouvelle fois cette sempiternelle question : Calixthe Beyala est-elle en mesure d’écrire un livre sans que nous ressentions une impression de déjà lu ? J’en suis convaincu, notamment avec « Comment cuisiner son mari à l’africaine ? ». Mais il est possible qu’elle connaisse des troubles d’inspiration comme beaucoup de ses pairs. Dans ce roman, « Les arbres en parlent encore », il semblerait que ce soit le cas. Nous retrouvons des thèmes comme la vie au village, les obligations de chacun selon leur sexe, les initiations, le temps des colons, etc. Des thèmes qui ont été abondamment traités. Pour s’extirper de ce « déjà lu » il faut un écrivain talentueux et capable de poser sa touche personnelle pour que le sujet du roman et sa lecture ne soient pas barbants. En dépit de la générosité de Calixthe Beyala pour ce livre, je pense que des lecteurs prendront un autre sentier. Ce roman peut en revanche intéresser les nouveaux venus dans la littérature africaine et les enfants.

**Calixthe Beyala, »Comment cuisiner son mari à l’africaine? ».

7 août, 2008
Beyala Calixthe, _ CAMEROUN _ | Pas de réponses »

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L’architecture de ce roman est d’une grande originalité. Après chaque épisode du récit, l’auteur insère une recette de cuisine en rapport avec la séquence lue. C’est ainsi que Calixthe Beyala, amoureuse de la sensualité, des corps caressés, fait part de ses délices par une description voluptueuse des mets et des recettes ainsi concoctés. Mais l’intention de l’écrivain ne se limite pas seulement à apporter la preuve que la cuisine peut être source de volupté, elle lui accorde aussi une importance globaliste et essentielle : « La nourriture est synonyme de la vie. Aujourd’hui, elle constitue une unité plus homogène que la justice. Elle peut être l’unique source de paix et de réconciliation entre les hommes… ». La cuisine aurait donc un rôle essentiel sur la géopolitique… Permettez-moi de sourire, et pourtant je suis un mangeur de pieds de porc ! Malheureusement Calixthe Beyala s’égare une nouvelle fois, et cela est bien dommage. Toutefois, dans la fin du roman, nous retrouvons cette sensualité magique de la cuisine chez le couple.

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