Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

Archive pour la catégorie 'Buchi Emecheta'


***Buchi Emecheta, « La dot ».

7 août, 2008
Buchi Emecheta, _ NIGERIA _ | Pas de réponses »

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Buchi Emecheta, telle une apprentie ethnologue, profite de la forme romanesque pour sensibiliser les lecteurs au sort des femmes ibos. Dans cette intention, elle s’attache au destin d’Aku-nna qui, à la mort de son père, voit sa mère épouser le frère de son défunt mari en vertu des principes matriarcaux. Une fois Lagos, la métropole économique, quittée, étrangère dans un village où les traditions sont appliquées avec fermeté, la petite et frêle Aku-nna n’a plus ses repères. La seule personne à qui elle s’attache est Chique, l’instituteur. N’étant qu’une enfant, leur relation amicale est tolérée. Mais une fois réglée, Aku-nna accède au statut de femme. Il lui est interdit dorénavant de partager son amour pour Chique, car la lignée de celui-ci prend racine dans l’esclavage. Elle se doit d’épouser un Ibo, si possible du village et le tout avec une bonne dot. Avec ce roman, Buchi Emecheta dénonce les effets d’un corporatisme, d’un isolationnisme séculaires qui pérennisent des coutumes liberticides à l’encontre des femmes. Des traditions qui en dépit de la modernité continuent à se perpétuer… Les changements des mœurs sont encore bien éloignés.

***Buchi Emecheta, « Citoyen de seconde zone ».

7 août, 2008
Buchi Emecheta, _ NIGERIA _ | Pas de réponses »

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Tout comme pour  » la dot  » Buchi Emecheta place au centre de son roman,  » Citoyen de seconde zone « , une femme et ses déboires. Mais la similitude s’arrête-là. Alors qu’Aku-naa est une jeune fille frêle noyée brutalement dans les méandres des droits coutumiers, Adah est une jeune citadine volontaire et ambitieuse. C’est de cette manière qu’elle s’impose tant dans son travail à la mission américaine que dans son quotidien. Au regard des critères traditionnels de la société nigériane, Adah peut être qualifiée comme une femme riche et libre. Pourtant, en dépit de ce statut envié, Adah est animée d’une ambition dévorante, celle de réaliser son rêve à savoir s’installer en Angleterre. Une fois son mariage arrangé célébré, son mari fait prévaloir son ambition à passer son examen de comptabilité à Londres. Adah se sacrifie. Son époux, Francis, partira le premier et tel un maître scout, devra mener de front ses études et la recherche d’un logement nécessaire à une famille qui compte trois puis quatre enfants. Quelques semaines plus tard, à l’arrivée d’Adah à Londres — tout sourire — et de ses enfants, Francis les accueille dans un petit appartement d’une pièce. Ce n’est que la première désillusion ; l’annonce d’une série de contrariétés qui progressivement ruine son rêve. Elle comprend très vite que Londres n’est pas sa ville onirique. En outre, ses tentatives à surmonter les obstacles dévoilent la vraie personnalité de son mari : un couard, un fainéant animé par la cupidité et un égoïsme dénué de tout sens de la responsabilité. Il est temps pour elle de reprendre les rênes et de redevenir cette femme courageuse pour faire face aux nombreux affronts qui parsèment son chemin dans un Londres industriel hostile aux émigrés… Surtout quand ils sont noirs !

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