Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

Archive pour la catégorie 'Mabanckou Alain'


****Mabanckou Alain, « Verre Cassé ».

7 août, 2008
Mabanckou Alain, _ CONGO _ | 2 réponses »

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Alain Mabanckou avec Verre cassé fait la démonstration une nouvelle fois de son talent. Il s’affirme comme l’une des plus belles plumes acérées de la littérature africaine contemporaine. Ce roman qui a été apprécié à sa sortie en 2005 comme l’un des titres majeurs, a été récompensé par de nombreux prix. Il a même été en lice pour le prix Renaudot qui lui a échappé de peu. L’écriture de Mabanckou, son style, pourraient décourager les lecteurs. Certes, l’auteur n’utilise jamais de point. Toutefois, la ponctuation qui n’est faite que d’une succession de virgules renforce la cascade verbale du personnage principal, Verre Cassé, un vieux pilier de comptoir du « Crédit a Voyagé » , misérable estaminet de trois sous. La plupart des clients sont des vagabonds, des misérables, des putains, des travailleurs sans boulot et des piliers de bar dont l’occupation quotidienne est évidemment de boire et d’échanger les potins dans un langage fleuri. C’est dans cette cour des miracles que le patron du « Crédit a Voyager », Escargot, demande à un de ses piliers de bar, Verre Cassé, ancien instituteur et alcoolique confirmé, d’écrire sur le quotidien des clients naufragés. Verre cassé, rétif au départ, fini par se prendre au jeu avec une gouaille généreuse loin de tout langage châtié. Verre cassé est un roman de très grande qualité où Mabanckou cite ses mentors par des titres d’ouvrages incérés dans le roman. C’est le cas avec « trop de soleil tue l’amour » de Mongo Béti. Verre cassé est un livre à faire glisser dans votre bibliothèque et à lire absolument.

****Mabanckou Alain, « Mémoires de porc-épic ».

7 août, 2008
Mabanckou Alain, _ CONGO _ | 1 réponse »

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Avec  » Mémoires de porc-épic  » _Prix Renaudot 2007_, Alain Mabanckou adopte un style énergique et une ponctuation qui lui est très singulière, l’absence de point et le règne de la virgule. Ainsi comme ce fut le cas avec son précédent roman  » verre cassé « , l’écrivain se veut conteur, griot d’une mélopée, d’un chant rythmé qui accompagnent ses déclamations. Les spectateurs que nous sommes sont immergés dans les méandres hypnotiques d’un mvet où les profondeurs de la nuit se veulent complices. Ce soir-là, le récit se concentre sur les doubles animaliers de villageois bien au fait des mystères de la vie, de la mort et de bien sombres secrets. C’est le cas pour Kibandi qui après avoir bu la Musaka, le breuvage magique et initiatique, se voit attribuer comme double un porc-épic bavard et très critique. Bien qu’étant une créature se devant d’être entièrement soumise à son maître, l’hérissé mammifère se désole des missions que lui impose Kibandi ; l’élimination des ennemis réels ou imaginaires de ce dernier. Le porc-épic dont la bonne conscience vacille, a de plus en plus peur que son maître soit confondu par les villageois. Vous l’aurez compris, cette petite perle d’humour décalé, est à consommer sans modération. Le porc-épic saura vous convaincre.

****Mabanckou Alain, « Les petits-fils nègres de Vercingétorix ».

7 août, 2008
Mabanckou Alain, _ CONGO _ | 1 réponse »

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Alain Mabanckou nous offre une réalité brutale, celle d’un pays fictif, le Viétcongo, une nation africaine dévorée par les démons raciaux que sont  » l’africanité  » et ses déclinaisons mortifères. L’auteur ne fait pas plonger de suite ses lecteurs dans l’horreur de la guerre. Il commence, tel un cinéaste, à faire des gros plans sur quelques anecdotes où le racisme Nord-Sud n’est pas le déterminant principal. Mais plus le roman avance, plus les rivalités ethniques se font pressantes. C’est le cas dramatique d’Hortense Iloki, une nordiste mariée au Sudiste KimBemké. Sous les coups de buttoirs du racisme, Hortense est dans l’impossibilité de sortir son époux d’un délire racial, tout particulièrement au moment où le général nordiste décide de mettre sous sa coupe le Viécongo. En réponse à l’avance des troupes nordistes, le général sudiste, Vercingétorix, se lance dans la bataille. Ici l’Histoire reprend ses droits et ses lots d’horreurs que sont les enfants soldats et les milices sans contrôle comme  » les petits-fils nègres de Vercingétorix « . Des enfants soldats et des milices, des horreurs qui ne sont pas sans rappeler à Mabanckou, les tragédies de son Congo natal.

****Mabanckou Alain, « African Psycho ».

7 août, 2008
Mabanckou Alain, _ CONGO _ | Pas de réponses »

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Alain Mabanckou, écrivain de plus en plus en vu dans le microcosme de la littérature francophone, nous offre avec African psycho un roman où l’humour, le fatalisme et la folie convolent dans un décor dramatique, ceux de jeunes hères abandonnés que sont les enfants des rues. Parmi ces gamins perdus, Grégoire Nakobomayo sort du lot. Non pas en raison d’une volonté de gravir les échelons de la réussite, mais par sa promiscuité avec la folie. L’unique but de son existence est focalisé sur un tueur en série auquel il voue un véritable culte, Angoualima, un assassin qui a défrayé les chroniques par ses tueries aveugles, cela jusqu’à son suicide. Très vite Nakobomayo entend et écoute la voix de son mentor qui daigne lui adresser sa parole mortuaire. De là, une relation de maître à apprenti se met en place. Seulement voilà, n’est pas tueur en série qui veut… Et Nakobomayo s’averre être un très mauvais apprenti, ce qui irrite au plus haut point Angoualima.

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