Ballades et escales en littérature africaine

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Archive pour la catégorie 'Moussa Konate'


***Moussa Konaté, « L’honneur des Kéita ».

7 août, 2008
Moussa Konate, _ MALI _ | Pas de réponses »

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Le commissaire Habib, humaniste et consciencieux, accompagné de son fidèle et fougueux inspecteur Soso n’avaient pas posé encore leurs jours de vacances… Et c’est tant mieux ! un cadavre en décomposition a été découvert dans un bassin. Ce corps boursouflé les attend avec impatience pour son dernier show sous les lumières de Bamako… Certain que ce n’est pas un programme de télé pour les momes. Très vite, Habib aidé du médecin légiste, établit une première hypothèse : le corps aurait été amené ici par le courant du Niger. Ses premières investigations écartent un meurtre effectué à Bamako. En regardant dans les yeux du cadavre et par son flair, le commissaire devine de suite que c’est une sale affaire. Et en effet, il n’a pas tort. Les remugles du cadavre les conduiront, lui et Soso, dans des villages ou les traditions sont respectées à la lettre…Trop, au goût de certains Cette nouvelle enquête permet à Moussa Konaté de dénoncer certaines règles traditionnelles toujours appliquées, spécialement dans les villages. Un corpus de traditions qui assujettit les femmes et façonne la société en caste.

***Moussa Konaté, « L’assassin du Bankoni ».

7 août, 2008
Moussa Konate, _ MALI _ | 3 réponses »

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Depuis peu la littérature policière africaine s’impose dans les rayons des bonnes librairies. C’est ainsi que nous retrouvons dans ce genre littéraire avec bonheur Achille F. Ngoye. Bien Sûr, il y a eu des locomotives poussives telles que Aïda Mady Diallo et Bolya. Mais soyons certains qu’ils sauront rebondir. Avec Mossa Konaté, écrivain Malien, il nous est offert une pépite bien ciselée : « L’assassin du Banconi ». Un polard qui sent bon Bamako mais aussi les remugles des bidonvilles. Le commissaire Habib, un humaniste au flair légendaire et son inspecteur Soso, parfois imprudent, mais toujours à l’écoute de son supérieur, mènent l’enquête. Ils sont confrontés à un imbroglio : une série de meurtres qui semble être le fait d’un unique assassin. À trois reprises, des cadavres, deux femmes et un hommes sont retrouvés dans les latrines. Qui plus est, le commissaire Abib doit mettre la main sur des faussaires de billets de banque. Les investigations sont d’autant plus délicates, qu’une concurrence malsaine s’installe entre les quatre services de sécurité. Enfin, la situation semble sans issue car elles les mènent vers un marabout considéré comme étant très puissant et ayant de hautes relations. Moussa Konaté, dans ce roman noir profite de cette lucarne pour mettre pour arrière-fond les réalités difficiles d’un pays qui tente d’échapper à la dérive.

*** Konaté Moussa, “L’empreinte du renard”.

7 août, 2008
Moussa Konate, _ MALI _ | Pas de réponses »

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Après « L’assassin du Banconi » et « L’honneur des Kéita », Moussa Konaté publie le troisième volet des aventures du commissaire Habid toujours accompagné de son inaltérable adjoint Soso. « L’empreinte du renard » est un polard bien ficelé qui non sans humour nous entrouvre les portes d’un univers bien étrange et déconcertant, celui des Dogons. Si des lecteurs s’apprêtent à y fleurer bon les douceurs de l’exotisme facile, qu’ils déchantent tout de suite. Bandiagara et les magnifiques falaises où les villages telles des termitières y sont suspendues miraculeusement, cela dans un enchevêtrement architectural qui défie les lois de la gravité, ne forment pas un décor de carton-pâte pour une opérette de quatre sous. La sorcellerie, les silences angoissants des nuits où les cobras hypnotisés par des forces mystérieuses composent des danses macabres peignent un univers loin de toute rationalité. Un monde bien étrange où les meurtres de jeunes villageois sont considérés de tous, y compris par la police de Mopti, comme le fruit d’une vengeance des divinités qu’il ne faut surtout pas déranger sous peine de mort. En conclusion, une sale affaire pour le commissaire qui dans cet univers fait d’irrationnel voit ses méthodes d’enquête traditionnelles inopérantes. Et pourtant le vieil Habib doit faire vite pour mettre fin à la série de meurtres. Malheureusement pour lui, les cadavres au ventre boursouflé, annonce d’une décomposition proche, sont peu bavards. Peuple mystérieux, terreur, omerta, décidément le vieil Habib aurait été grandement satisfait de ne pas avoir été invité au banquet. Les remugles d’une sale affaire ont pointé leur nez. Et que dire de ce renard divinatoire ? Ce policier qui livre quelques aspects du quotidien des Dogons est une bonne petite récréation à ne pas bouder, d’autant plus que les retrouvailles avec notre Hercule Poirot malien sont réjouissantes.

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