Ballades et escales en littérature africaine

Bienvenue et joyeuses balades dans la littérature du continent africain ; écrivains africains, africaines des lettres, je navigue dans vos livres, vos récits, vos romans ; Sahel, Afrique centrale, Afrique de l'est, Afrique de l'ouest, francophone, anglophone et autres, nous vibrons à ton écoute.

Archive pour la catégorie 'Ngoye Achille F.'


*** Achille F. Ngoye, « Sorcellerie à bout portant ».

7 août, 2008
Ngoye Achille F., _ REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO _ | Pas de réponses »

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« Sorcellerie à bout portant » est mon polard préféré d’Achille F. Ngoye. Nous retrouvons comme dans les deux précédents opus, un langage fleuri, c’est le moins que l’on puisse dire, un humour parfois sarcastique et enfin un fatalisme chère à l’auteur. Le personnage principal du roman, Kizito, quitte Paris pour le Congo afin d’assister aux obsèques de son frère qui aurait été marabouté, aux dires des proches de la victime. « Deux jours plus tôt, Tsham avait déniché des gri-gris devant son burlaingue. Sa pétoche gratinée, lui qui charriait la gent fétichiste, les marabouts et les maraboutés, les tronches vouées au maraboutage. Au réveil trouvant un colis marabouté il appelle en renfort, l’aumônier papiste qui procéda à une séance d’exorcisme en live ». Pour Kizito, le rationaliste, ces racontars ne sont que de maudites superstitions servant à dissimuler les vraies raisons. Une fois les funérailles faites, il compte retourner à Paris… Un projet bien ambitieux, car Quizito, dès son premier pied posé sur le tarmac de l’aéroport congolais est aspiré dans une succession de déboires et de maraboutages. Mais quels en sont les motifs et les coupables ?

*** Achille f. Ngoye, « Ballet noir à chateau rouge ».

7 août, 2008
Ngoye Achille F., _ REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO _ | Pas de réponses »

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Voici le retour d’Achille F. Gnoye, notre nouvel Audiard des Afriques du XVIIIe arrondissement de Paris. Ce zig n’arrive pas les mains vides. Il nous a concocté un Polard à la sauce africaine où le piment n’est pas fait pour les petits joueurs et autres amuses tuyaux. Nous sommes d’autant plus heureux que nous retrouvons dans ce second opus une écriture très fleurie comme à son habitude et une profondeur digne des meilleures romans noires. Une qualité que n’avait pas  » Agence Black Bafoussa « . Le récit commence en Afrique. Kalogune reçoit un ordre d’une organisation secrète. Il est chargé d’une mission importante : retrouver un Malien égaré dans Paris et vérifier qu’il n’a pas d’ennuis. Mission en main, une fois arrivé, il se met de suite au taffe… Pour notre plus grand plaisir, son boulot est centré sur le XVIIIe arrondissement et son enquête nous conduit dans les rues, les commerces, et les troquets le jour comme la nuit. De même, il nous présente une galerie de personnages plus ou moins louche. Ici, les femmes de joie pour les consommateurs désespérés :  » Sur l’autre rive du trottoir, adossé à la vitrine d’un magasin, quatre vielles gloire maghrébine proposaient leurs charmes discutables, à tarif certainement discutable, aux déracinés en mal de trinquer du nombril.  » Avec ses investigations, Kalogune prend conscience que non seulement son protégé a de gros ennuis, mais qui plus est avec des types qui ne sont pas des nourrices. Ce roman d’Achille F. Gnoye est aussi imagé que fataliste. C’est un merveilleux petit kébab sauce piquante. Goûtez y !

**Achille F. Ngoye, « Agence Black Bafoussa ».

7 août, 2008
Ngoye Achille F., _ REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO _ | Pas de réponses »

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Avec  » Agence Black Bafoussa « , Achille F. Ngoye a le prestige d’être publié dans la  » Série noire  » des éditions Gallimard. C’est une récompense pour cet auteur atypique. Cette reconnaissance aura pour principale conséquence l’écriture de plusieurs autres polards dont  » Sorcellerie à bout Portant « , ou encore  » Ballet noir à Château Rouge « , et cela pour notre plus grand plaisir. À l’instar de la plupart de ses autres polards, le principal personnage évolue dans le Paris du XVIIIe. Dans cette petite Afrique parisienne, le lecteur est saisi par une langue faite d’argots français et de bric et de broc d’Idiomes africains ce qui forme une mixture franco-africaine délicieuse à lire. À ce stade, au regard de la forme et du décor posés, nous pouvions nous réjouir de ce roman. Malheureusement, le fond n’a pas la même consistance que la forme. Et pourtant la trame était intéressante : Qui a tué Danga, réfugié à Paris, et opposant notoire à la dictature de Pupu Muntu, dictateur indéboulonnable du Kalina ? Un homme de main du potentat ? Ou bien ce meurtre est-il la conséquence d’un crime crapuleux. En effet Danga n’était pas un Ange : Comment Donga faisait-il pour entretenir sa poule et mettre de l’huile de palme dans ses feuilles de manioc ? « .

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